L’entretien et la couverture du sol
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S’il n’est pas complètement occupé par une culture ou un engrais vert, le sol est soit nu, soit … couvert.

 

Le sol nu et le binage

 

Le sol peut se trouver nu au moment du réchauffement printanier, car c’est comme cela qu’il absorbe mieux l’énergie solaire (sauf dans les cas particuliers qui seront évoqués plus loin).

Il reste nu aussi entre les lignes de cultures à cycle rapide et/ou faible écartement (laitue, par exemple).

Un sol nu doit être biné à plusieurs reprises au cours d’une culture, surtout au début de la croissance. Biner de préférence après une pluie, dès que la terre est ressuyée (elle ne colle plus aux outils).

Le binage a pour effets :

  • de déraciner les plantules de mauvaises herbes ;
  • d’éviter les pertes en eau par capilarité en brisant les canaux superficiels (« un binage vaut deux arrosages ») ;
  • d’aérer la couche superficielle du sol, et donc de stimuler l’activité des microorganismes qui jouent un rôle dans l’approvisionnement des plantes en éléments nutritifs (azote en particulier). La végétation reçoit un « coup de fouet ».

 

La couverture du sol ou « mulching »

 

Pourquoi couvrir le sol ? Tout d’abord, parce que c’est létat naturel du sol. La couverture (ou « mulch », ou paillis) protège la terre du choc des gouttes d’eau et de l’action dessechante du soleil et du vvent (économie d’arrosage). Cette protection favorise la vie du sol, d’autant que la plupart des matériaux de couverture servent d’aliment aux microorganismes (effet fertilisant). Le mulching (ou paillage), s’il n’empêche pas complètement la pousse des mauvaises herbes vivaces, permet au moins un contrôle des annuelles.

Enfin, la couverture du sol permet d’obtenir des produits propres et sains (fraises, melons, etc.).

Une utilisation méconnue du mulching : en couvrant le sol au pied de certains arbres fruitiers avec de la paille, on retarde le réchauffement du sol, et la floraison – retardée elle aussi – a plus de chances d’échapper aux gels tardifs.

La couverture du sol est particulièrement indiquée dans les régions à été à la fois chaud et sec.

 

Quand couvrir le sol ?

 

  • Quand le sol est bien réchauffé
  • Lorsque le sol est humide et désherbé

 

Les principaux types de couverture du sol

 

  • Compost surmonté de paille ou d’herbe sèche : adapté aux cultures exigeantes en matière organique, à long cycle et grand écartement (tomate, aubergine, piment, courgette, potiron, concombre, melon, choux, fenouil, poireau, céleri, maïs doux, etc.). Le compost peut être remplacé par les feuilles de consoude ou d’ortie.
  • Tontes de gazon : pour toutes cultures, à condition que la couche soit fine (on doit voir la terre à travers) et que les apports soient rpécoces à cause de l’excès possible d’azote.
  • Écorces de pin broyées : 5cm d’épaisseur minimum. Tous arbustes, rosiers.
  • Nattes ou dalles du commerce en fibres végétales (coco, etc.) : pour les arbres et arbustes. Biodégradables en trois à quattre ans.
  • Paillettes de lin (du commerce) : 5cm d’épaisseur. Toutes cultures. Efficacité pendant trois ans.
  • Écorces de cacao (du comemrce) : 5cm d’épaisseur. Toutes cultures, mais principalement ornementales. Attirent les oiseaux. Efficacité pendant deux ans maximum.
  • Bois pourri : 5cm d’épaisseur. Framboisiers.
  • Pierres plates : arbres, arbustes et fraisiers apprécient beaucoup ce mulch minéral, et même le béton ! Il existe dans le commerce des matériaux minéraux particulièrement bien adaptés au mulching : pouzzolane, zéolithe, argile expansée, etc. Ce type de couverture améliore la précocité.
  • Plastique noir (polyéthylène) : il empêche l’envahissement par les mauvaises herbes et augmente la précocité par un réchauffement du sol plus rapide. Ce type de couverture trouvera sa meilleure utilisation à la plantation des arbres et arbustes (haies en particulier), car il entraîne une réduction de l’entretien. Le choix de l’épaisseur dépends de la durée de vie escomptée :
    • culture courte (melon, cornichon,…) : 30-50 microns ;
    • culture durant un à deux ans (fraisier) : plus de 50 microns (70-80 microns en général qualité « une étoile) ;
    • culture longue (arbres et arbustes) : plus de 80 microns (100-120 microns qualité « deux étoiles).

Les déchets de plastique doivent être jetés aux ordures ; à l’incinération, le polyéthylène ne dégage pas de chlore. Malgré cela, les paillages végétaux constituent une solution plus satisfaisantee sur le plan écologique.

  • Plastique « non tissé » spécial pour la couverture du sol : laisse passer l’air et l’eau mais empêche la pousse de mauvaises herbes. Convient en particulier aux cultures pérennes (arbres, arbustes, fraisiers) et à l’aménagament des allées. On peut le recouvrir de graviers, de dalles ou d’écorces broyées.
  • Carton, papier : ces matériaux de récupération ont des durées de vie assez courtes, toujours inférieures à un an. Conviennent pour les arbustes, les fraisiers, les cultures potagères.
  • Vieux tapis, moquette : ils peuvent être utilisés pour désherber ou défricher sans aucun travail du sol. Il suffit de poser un tapis sur la parcelle à nettoyer, en prennant soin d’enterrer les bords. Cette opération doit avoir lieu à la belle saison et sa durée dépend des espèces d’herbes à éliminer : de un mois pour les annuelles à six mois eet plus pour des vivaces (chiendent, oxalis, etc.).

 

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