Comment agrémenter votre ravissant jardin de jolies roses roses, noires ou blanches ? Les rosiers préfèrent la terre un peu argileuse et siliceuse, celle qui colle aux semelles quand il pleut. Vous pouvez apporter un échantillon chez votre pépiniériste, car il est toujours possible d’ajouter des nutriments dans une terre trop pauvre.

Vous hésitez peut-être entre rosier grimpant remontant, rosier buisson, rosier couvre-sol ou rosier miniature, ou un rosier sans épines ? Par rosier remontant, il faut entendre rosier refleurissant. Les rosiers non remontants ne fleuriront qu’en juin-juillet, tandis que les rosiers remontants vous offriront des roses à plusieurs reprises, entre juin et octobre. Ils portent souvent des noms charmants, comme Pierre de Ronsard, Louis de Funès, Charles de Gaulle, ou Brocéliande.

Vous pouvez aussi opter pour des hybrides rares, comme le rosier noir

 

Tout d’abord, quelle est la destination de vos rosiers ?

Les rosiers buissons sont les plus communs, mais doivent être plantés en groupe, car chaque plant produit entre une et quatre fleurs. Ils peuvent être placés près de l’entrée du jardin, ou former des haies menant au garage. Selon le volume des fleurs, vous les espacerez de 60 à 80 cm.

Si c’est pour produire des roses à couper, privilégiez les rosiers buissons à grandes fleurs, comme le rosier Honoré de Balzac ou le Maria Calas. Chaque tige produira sa propre rose d’allure classique, et se conservera bien dans un vase.

Les rosiers grimpants comme la Gloire de Dijon ou le Rimosa peuvent dépasser 5 mètres de hauteur, mais ils nécessitent d’être fixés sur un support, par exemple une armature de métal plastifié de couleur verte. Ils peuvent donc aisément agrémenter un mur de séparation. Les rosiers grimpants font merveille pour une pergola ou une tonnelle, ajoutant la fraîcheur de l’ombre à la beauté de leurs fleurs. Espacez-les de 2 mètres.

Si c’est pour couvrir un terrain en pente ou un talus, mieux vaut opter pour un rosier couvre-sol, comme le rosier Opalia ou le Rosa Pink Panoramic. Il faudra faire une retenue de terre avec des pierres ou des pieux en bois, ce qui permettra à l’eau de bien pénétrer le sol. L’eau ne doit pas stagner, mais imbiber facilement la terre. Selon la variété, vous creuserez à 50 cm de profondeur, et vous en planterez entre 1 et 3 pieds par mètre carré. Leurs fleurs abondantes couvriront tout l’espace. Autre avantage, les rosiers couvre-sol résistent bien aux maladies.

Si c’est pour dissimuler quelque chose, par exemple un muret ou des canalisations d’un mètre de hauteur, vous pouvez opter pour des rosiers tiges pleureurs. À partir de 1 m ou 1,10 m, les roses vont fleurir et descendre vers le sol avec beaucoup d’élégance. Il vous faudra installer une armature métallique pour soutenir leurs rameaux.

Pour une haie libre ou taillée, vous pouvez choisir des variétés comme le Mozart, le Yvonne Rabier ou le Clair Matin. Vous placerez des supports grillagés ou des fils tendus pour aider votre haie à bien s’aligner.

Si vous préférez des rosiers sans épines, choisissez un rosier rose grimpant comme le Madame de Sancy de Parabère, ou le Morletti, aux roses magenta, qui atteint environ deux mètres en hauteur et en largeur. Les rosiers sans épines sont idéaux si vous avez des enfants…

Enfin, vous pourriez redécouvrir des variétés de rosiers anciens, comme le rosier de Provins, le Cent-Feuilles ou le Cardinal de Richelieu. Ils sont d’une très grande longévité, sont très parfumés, et résistent bien aux maladies. En contrepartie, leurs roses fanent vite une fois coupées. Ils ont donc vocation à agrémenter le jardin, et non l’intérieur de la maison. Ils demandent à être tuteurés, car leur hauteur atteint 1,5 m à 2 mètres. Leur entretien est simple, avec une taille occasionnelle et sommaire.

 

Le semis de vos rosiers.

Tout d’abord, l’engrais. Il doit être placé plus profondément que vos rosiers, et recouvert d’une couche de terre, pour éviter de brûler les racines. Cet engrais peut être un mélange de compost, de paille, de potasse et de phosphore (100 grammes par plante).

Si vos rosiers sont achetés en pot, égalisez leurs racines nues, et supprimez les racines enchevêtrées. Découpez le pot et jetez-le.

S’ils sont achetés en mottes, ôtez l’emballage en plastique. S’il s’agit d’un plastique spécial biodégradable, vous pouvez le laisser.

Pralinage des racines du rosier : trempez quelques minutes les racines dans un mélange de terre et d’argile, ou dans du pralin pour jardin, formant une sorte de boue un peu liquide. Cela favorisera la venue de nouvelles racines.

Lorsque vous plantez vos rosiers, le renflement de la greffe doit rester au-dessus du sol.

 

La taille du rosier.

Élaguez le bois mort, les tiges fragiles ou cassées. Dégagez la tige centrale pour faciliter la circulation de la sève.

Rosiers buissons : taillez entre fin février et fin mars, 10 à 15 cm au dessus du sol, sur une longueur de ou 2 ou 2 yeux (bourgeons). Coupez toujours en biais, puis pulvérisez un produit cicatrisant.

Rosiers non remontants : taillez en juin, dès la fin de leur floraison. Attachez-les à un treillage, sans trop serrer, jusqu’à la fin de l’hiver. Vous les détacherez au printemps, en taillant éventuellement les branches partant dans toutes les directions.

Rosiers grimpants : éliminez les rameaux crevassés, et gardez les rameaux verts. Laissez plusieurs branches harmonieusement réparties, que vous enserrerez mollement dans le treillage, pour lui garder son aspect buisson, et lui imposer une direction de pousse.

 

L’entretien du rosier.

Si vous avez l’intention de faire des greffes, il faudra éliminer les gourmands une fois par mois. Ce sont des branches qui poussent sous le point de greffage, et qui pompent la sève inutilement.

Désherbage des rosiers : entre chaque tige, arrachez manuellement le maximum de mauvaises herbes. Puis passez un insecticide, de préférence naturel ou bio, sans arroser les tiges.

Arrosage des rosiers. On appelle bassiner la pulvérisation de gouttelettes d’eau sur les feuilles d’un arbuste. C’est une erreur à ne pas commettre. Cela pourrait favoriser l’apparition de maladies comme le marsonia ou l’oïdium (des champignons parasitaires). Mieux vaut creuser une petite cuvette au pied de vos rosiers, et arroser le pied mais pas les  feuilles.

Protection contre les gelées : couvrez le sol de feuilles mortes ou de paille, et entourez leur tête d’un film plastique, jusqu’au printemps.

 

Bouturer un rosier. 

Préparez d’avance la terre qui les accueillera, dans votre jardin ou dans un pot. Creusez un petit trou, ajoutez un peu d’engrais que vous recouvrirez de terre.

Pour vos boutures de rosier, prenez l’extrémité de rameaux d’environ 20 cm de long, ayant déjà donné des fleurs. Coupez sous le nœud. Trempez dans une eau additionnée d’hormone végétale (en vente chez les pépiniéristes). Plongez le tiers de leur longueur dans cette eau, tiges maintenues droites. Quand les premières racines apparaissent, vous pouvez les replanter.

Une autre manière d’obtenir des boutures de rosiers est le marcottage. Au printemps ou en automne, enterrez une tige souple située sur le côté du buisson, sur une longueur d’environ 30 cm, à 10 à 15 cm de profondeur. Cette tige enterrée produira ses propres racines en quelques mois. Il vous suffira de la séparer de la plante-mère, et de la repiquer ailleurs.

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