Le repiquage et la plantation sont deux opérations très semblables, qui consistent à arracher une plante et à la replanter ailleurs. Le terme « plantation » s’applique à la mise en place définitive du « plant » ; celui de repiquage désigne aussi bien l’installation du plant à demeure que les transplantations qui ont lieu entre le semis et la plantation proprement dite.

 

Pourquoi repiquer

La plantation est indispensable dans les nombreux cas où l’on sème en pépinière ou en godets, car les plantes y manquent très vite d’espace vital. Elle permet donc une économie de place et de semence par rapport au semis en place (où la plante ne subit pas de transplantation).

Le fait d’arracher une jeune plante et de la replanter ailleurs constitue un stress, mais cela a l’avantage de l’obliger à fabriquer de nouvelles racines (le « chevelu »). Effectués dans de bonnes conditions, le repiquage et la plantation sont donc bénéfiques.

Les repiquages intermédiaires ont pour but d’obtenir un « chevelu » important et de donner progressivement plus d’espaces aux plantes.

 

Quand repiquer

Les plantations à demeure se font, pour la plupart des espèces, environ un mois après le semis. Il est préférable que les plants ne soient pas trop développés (le reprise est meilleure) et qu’ils soient trapus. Si l’on fait soi-même ses plants sous abri, veiller à les endurcir : aérer (ou sortir) progressivement les pépinières et réduire progressivement les arrosages.

Éviter d’acheter des plants qui sortent directement de serre.

 

Comment repiquer

  1. Si les plants sont en pépinière, les arroser la veille de l’arrachage.
  2. Arracher les plants avec une bêche à dents ou une petite fourche. Laisser un peu de terre autour des racines.
  3. Praliner les racines dans une bouillie de terre argileuse, si possible additionnée, en sol non calcaire, d’un peu de lithothamne.
  4. Habiller les plants, si nécessaire. Cela consiste à couper une partie des feuilles et des racines pour faciliter la plantation et la reprise.
  5. Si l’on doit transporter les plants ou les conserver pendant quelques jours, les lier en bottes et les envelopper dans du papier journal humide.
  6. Repiquer si possible par temps couvert ou le soir. Pour les plantes élevées sous abri, profiter d’une belle journée, quand le sol est bien réchauffé.
  7. Arroser chaque plant au goulot.
  8. Si la plantation se fait « à racines nues », ombrer avec du papier ou des cagettes retournées. La plupart des espèces potagères peuvent être plantées à l’aide d’un plantoir. Font exception : le fraisier, la tomate, les cucurbitacées, pour lesquels on utilise une petite fourche ou une houe.
  9. Protéger les cultures sensibles (laitue, cucurbitacées, choux, etc.) contre les limaces.

 

 

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