Un sol vivant

 

La fertilisation du sol en agriculture biologique consiste à amener progressivement le sol au meilleur état possible de fertilité. Son but n’est pas de nourrir directement chaque culture avec des engrais et donc cela ne se fait pas juste avant un semis ou une plantation.

 

Deux façons de faire différentes

La nutrition des plantes a bien des points communs avec la nutrition humaine, et l’on peut mettre à profit cette ressemblance pour mieux comprendre la différence entre les deux façons de fertiliser.

Le corps humain peut être alimenté de deux façons :

  • de manière naturelle, par l’absorption d’aliments via la bouche, puis la digestion grâce à des enzymes, des sucs digestifs et une « flore » intestinale de bactéries ;
  • artificiellement, par l’injection au « goutte à goutte » d’une solution nutritive qui, passant directement par le sang, court-circuite ainsi le système digestif.

La fertilisation à base d’engrais chimique solubles s’apparente à ce dernier processus : le sol y est en partie ramené auu rôle dde support inerte pour les plantes et les engrais, le cas extrême étant représenté par la fameuse culture hors sol ou hydroponique.

La fertilisation biologique, elle, confie pour l’essentiel au sol le soin de nourrir les plantes, de doser les différents éléments dont elles ont besoin. En effet, un système digestif existe dans la terre, qui n’attends que d’être approvisionné en matériaux nutritifs :

  • le rôle des « dents » est tenu par les vers de terre, les limaces (eh oui!)à et de nombreux insectees ;
  • les « sucs digestifs » sont les différents acides produits par les êtres vivants du sol ;
  • les « enzymes » et la « flore intestinale » du sol (bactéries, champignons microscopiques, etc.) se rapprochent beaucoup de ceux qui agissent dans notre tube digestif.

Cette façon de procéder, plus naturelle, rend beaucoup plus improbables les erreurs de dosages, génératrices de déséquilibres dans le sol et dans la plante. Cette dernière devient moins sensible aux différentes maladies qui la menacent, et elle constitue un aliment plus sain.

Pour résumer :

  • Fertilisation à base d’engrais chimiques solubles : engrais –> plante
  • Fertilisation à base d’engrais organiques ou minéraux peu solubles (fertilisation biologique) : engrais –> sol + microorganismes –> plante

Nous notons ici le rôle fondamental de la faune et de la flaure d’un sol dans la fertilité de celui-ci. Les objectifs du jardinier seront donc :

  • l’approvisionnement des animaux et des microorganismes du sol en aliments adaptés. C’est l’objet de la fertilisation ;
  • la stimulation de l’activité de ces mêmes organismes par un travail du sol adapté, la couverture du sol, etc.

 

Les engrais à ne pas utilisert en jardinage biologique

Bien sûr, on s’abstiendra de l’usage des engrais chimiques solubles. Voici une liste non exhaustive de ces engrais :

  • engrais courants du comemrce non garantis comme « organiques » ou naturels ;
  • engrais « coup de fouet » ;
  • engrais annoncés comme solubles (à l’exception des algues marines solubilisées) ;
  • à utiliser en arrosage ;
  • engrais insecticides ou herbicides ;
  • sulfate d’ammonique, nitrate de soude, nitrate d’ammoniques (ou ammonitrate) et tous autres nitrates, superphosphate, chlorure de potasse, sulfate de potasse (sauf sulfate double de potassium et de magnésium), cyanide calcique.

 

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